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Stylo de Tati
Postface
Regards, symboles et errances
Le recueil de poèmes « Micro trottoir » est le fruit de mon expérience dans la rue, chargée que je suis d’un stylo et d’un vieux cahier jaune. Ce sont mes notes, mon brouillon. À travers ces textes, l’autrice voudrait peindre et dépeindre l’univers carcéral. Mais qu’est-ce la cellule, la prison ?
Une école, la rue, un palais, l’avenue… Nul ne sait comment rendre témoignage à la plus belle partie de sa vie.
L’araignée
D’une empreinte légitimant ou légitimée, l’araignée est un symbole qui invite à repenser la vision — ou la vue — de l’univers, du multivers, ou plus trivialement du monde.
Vue du voile, c’est cette histoire que l’on raconte dans un moment de rencontre, celle qui décrit l’empreinte de la guerre, la guerre préventive ou la bataille de trois. Hélène s’avance alors pour réaliser le fauvisme dans un espace d’impressionnisme.
De quel courant littéraire se revendique cette manière de gouverner, quand le faible devient le coupable et l’oppresseur la victime ? Comment mettre sur le même pied d’égalité la victime et le coupable, l’agressé et l’agresseur ?
Voici que vient une réflexion cartésienne sur l’araignée vue du voile. Derrière ce rideau se cache la vérité sur la bataille des oiseaux, la guerre des étoiles.
Devant cet imbroglio se pose alors la question de « l’avènement du choc des civilisations » prédit par Huntington.
Le Manon
Vert, rouge ou jaune, quand le bleu-blanc-rouge nous invite à éclairer les religions sur le genre humain. L’Homme, comme animal politique, nous interpelle à repenser le symbolisme du Manon dans l’imagerie populaire.
Chien, beau garçon, rouge ou peuple : c’est le mariage des couleurs qui redonne à la vie tout son éclat. Le rouge vient faire briller le monde.
L’individualisme méthodologique de Raymond Aron se heurte à la violence légitime de Max Weber.
Ma klar pense, oui, panse mes errances. Je suis jaune, blanc ou vert, je suis du côté de l’espoir. Je voudrais mettre fin à la jalousie qui m’entoure. Je voudrais te tenir la main, toi mon frère qui me tues.
Le jaune, lumière du monde. Le jaune, jalousie des peuples. Mon jaune, quand t’élèveras-tu sur ma souffrance, mes douleurs ?
Le jaune
Le jaune, le soleil. Le jaune, le pays levant. Quand le soleil se couche sur mes blessures, mes plaies et mes meurtrissures, j’aimerais voir le soleil briller sur ma vie, se lever sur mon espérance.
Le bleu
Je suis bleu, nouveau ou nouvelle dans la classe des érudits. Je marche vers le ciel d’azur, vêtu de bleu Mitterrand.
J’ai des bleus : plaies et blessures que la marque de l’épreuve a laissées sur ma peau.
Le bleu, ce sont aussi les yeux bleus, le rêve. Les yeux dans le bleu, les pieds sur la terre.
Ce mariage de couleurs nous introduit dans la sémiologie du réalisme avec Robert Gilpin, Morgenthau, et peut-être aussi Kenneth Waltz.
La Faucheuse
La faucheuse, comme un fauve, vient de s’abattre sur ma vie. C’était un voyage sans retour, un ticket de bus allé. Mais le divin père en a décidé autrement. C’est peut-être non pas la mort, mais la disparition. Du à la disparue, l’autrice de ce morceau choisi, de ces quelques vers de poème, raconte sa disgrâce dans un élan de cœur, un échec fourré qui flirte avec l’hyperbole de la vie d’Elie ou d’Elysée.
Le symbolisme, l’histoire défunte, racontait à la postérité sans vigilance. C’était l’histoire d’un fauve contre une négligée tombée du lit de sa mère.
Mais qu’est-ce que donc la faucheuse aux yeux de l’âme ?
Je me remémore ce jour comme si c’était hier. Je l’ai vécu il y a maintenant bien des années. C’est l’histoire de ces citrines sans couronnes, ces compagnes royales qu’on rencontre en campagne. C’est l’histoire de ces oiseaux qui, dans un gazouillis livré au zéphire, chantent un concerto vécu sous les airs de la bataille des faucons, comme dans une campagne électorale. Mais qui est donc l’élu ?
De la loi du talion au lévirat, l’autrice nous plonge dans la vie sarcastique de celle qui aura marqué d’une empreinte indélébile l’histoire des nations. Du chant durnamien qui livre au zéphire un concerto d’oiseaux, sous les airs d’un gazouillis…
Elise ou Elysée ? Voici venu le chant durnamien de la veuve Louise.
– L’autrice
La Ventoura
Je me balade là-bas, là-bas tout en bas.
Je me dirige vers l’autre rive, la rive du bonheur.
C’est le chant du cygne qui annonce « la venue » de la mort.
Mourir pour vivre, et recevoir du pain bénit comme vivres.
C’est la félicité qui raconte l’histoire défunte,
C’est l’avenir qui se lit dans le passé comme une feinte.
Mais qui a feinté Nady,
Qui a doublé Christie,
La chouette de Minerve voudrait y répondre,
Mais la poule refuse de pondre.
Les œufs, les œufs de poule,
Les nids, les nids de poule,
Où est donc passé la route,
Qu’est-il arrivé à la loupe ?
Oui le lion voudrait tendre,
Le chimpanzé insiste pour pendre.
Qui sera donc pendue,
Qui sera tendue ?
C’est la question de la ventoura,
Le pouvoir ou la mort.
Menphis
Menphis, Menphis,
Le saint et bienheureux Jésus-Christ,
Se nomme,
Dans un diplôme.
La diplomite, ou la diplomate,
C’est tout le sens du mérite,
Dans la vie de l’école,
Ou dans l’école de la vie.
C’est donc « C’lavie »,
Qui fait dans la comédie,
Le plus beau paris,
Dont on est ravi.
Bonjour la philosophie,
Bonsoir l’éthimologie.
C’est quoi la saude,
Par plaisir ou avec plaisir,
Non, c’est la mode,
Vouloir parler comme Hérode.
Heureusement, il sauve tout,
Le tout bien, le tout beau.
Simone.
Merci Simone,
Simone Veille, la rhétoriqueuse,
Simoné, le sportif ;
Merci Prospère,
Prospère Veille, le poète,
C’est Nady, l’ange « lût »,
Celle qui fût,
Être, ou paraître,
C’était là, mes lettres.
La lettre à Dieu,
L’adieu du maître.
Qu’est-il donc arrivé,
Votre honneur,
Ne me laissez pas deviner,
Je voudrais penser mon bonheur.
Penser ou pensées,
Penser le paradis,
Ou penser mes plaies,
Peut-être pensées, mes fleurs.
Elles attirent, elles séduisent,
Elles rivalisent avec les rafflésies,
C’est l’oraison qui les diffère,
Comme le vent diffère le temps.
Merci aux élodées,
La mélodie d’Elodie.
Merci, Menphis, merci Simone,
Merci Prospère, merci Elodie.
Merci pensées, merci Rafflésies.
Cate William,
L’autrice.
Le Feu Rouge
Ce sont les panneaux de signalisation qui indiquent quand et comment avancer ou s’arrêter.
Le feu sur la pierre du foyer, c’est peut-être le feu ou le feu. C’est l’Amour, le rayonnement, la signalisation ou le saint esprit.
Quand je me tourne vers mes souvenirs et que je vois le feu m’embraser, c’est mon âme qui voudrait, l’espace d’un matin, voir brûler la flamme de mon avenir. Mais bientôt, la flamme…
Donc l’amour dans un foyer, l’amour dans un foyer. Le foyer qui représente le pays natal ou le lit conjugal.
Le feu
